Lettre de La Fabrique N°16 -11 décembre 2016

Chères et chers camarades,
Quelques jours nous séparent du dépôt des candidatures aux primaires citoyennes de la Belle Alliance Populaire. Ces dernières semaines ont connu quelques rebondissements… mais notre engagement autour de nos propositions n’a lui pas varié !
Notre courant est le seul à avoir proposé une plateforme programmatique pour la présidentielle de 2017. Conformément à ce que nous avions décidé en septembre, nous avons adressé à tous les candidats déclarés ou potentiels le mémo de nos propositions.
A ce jour, seul Vincent Peillon nous a indiqué vouloir les faire siennes dans leur très grande majorité. C’est pourquoi, en tant que première signature de La Fabrique, j’ai choisi de lui apporter mon parrainage dans la primaire de la Belle Alliance Populaire.
Sont notamment validés l’ensemble des axes politiques du contrat de mandature, ainsi que la plupart de propositions que nous portons : engagement européen, exemplarité politique, réforme démocratique, identité républicaine et urgence sociale et économique.
Ce choix est également porté par plusieurs autres représentants nationaux de notre courant, Valérie Rabault, Hind Saoud, Rachel Capron, Philippe Grosvalet, Christine Nivou, Jean-Claude Wambs etc. nous soutiendrons sa démarche et continuerons à porter les convictions de notre courant d’ici le 22 janvier.
Conformément à la décision de notre courant de laisser une liberté dans cette primaire de la gauche (à l’exception du soutien à la candidature de Manuel Valls), d’autres représentants nationaux ont choisi de porter leur soutien à Arnaud Montebourg (Yann Galut, Mai Haeffelin, Patrick Prodhon, Aurélien Bernicchia, Guillaume Crepin etc.) ou Benoit Hamon (Alexis Bachelay, Paola Zanetti…).
Tous, nous ferons en sorte de pousser les idées de La Fabrique pour renforcer la gauche à l’issue des primaires et nous retrouver tous ensemble dans notre courant, et bien sûr derrière le candidat choisi par les électeurs de gauche, pour faire gagner le progrès, la solidarité et la gauche en 2017
Enfin, cette lettre est l’occasion de vous donner une première liste des nombreux camarades de notre courant qui ont été investis cette semaine par les militants (voir la liste ci-dessous): nous serons aussi derrière eux en juin 2017 !
Karine Berger
Ils seront candidats aux législatives
Nicolas Brien (03 – 1)
Karine Berger (05 – 1)
Chaama Graillat (06 – 5)
Fabienne Dugas-Raveneau (17 – 4)
Yann Galut (18 – 3)
Florence Crom (29 – 7)
Marc Henri Duvernet (39 – 1)
Françoise Barthoulot (39 – 3)
Karine Daniel (44 – 3)
Yves Daniel (44 – 6)
Arnaud Mac Farlane (55 – 1)
Paola Zanetti (57 – 7)
Jean-Claude Husson (78 – 10)
Ali Mohammad (78 – 9)
Valérie Rabault (82 – 1)
Insaf Rezagui (83 – 5)
Alexis Bachelay (92 ) 1)
Catherine Lime (92 – 8)
Yann Chantrel (1re FEHF)
Le  3 décembre, La Fabrique organisait un déjeuner en amont de la convention de la Belle Alliance Populaire. Retour en images !

Lettre de la Fabrique n°15 – 28 novembre 2016 – Tous à la Convention Nationale du 3 décembre! et Contrat mandature 2017

Le 3 décembre, la Belle Alliance Populaire organise à Paris une grande convention nationale pour lancer les Primaires citoyennes et lancer le combat, dans la campagne présidentielle, contre la droite, son candidat nouvellement désigné François Fillon et à son programme ultra libéral et réactionnaire.

A tous les camarades de La Fabrique qui seront sur Paris à cette occasion, nous vous proposons de nous retrouver autour d’un déjeuner :
De 12h à 13h30
au Dock’s café, 21 avenue Corentin Cariou
Paris, 19e arrondissement
(Accès par le Métro ou Tram Porte de la Villette)
(Arrêt de bus Porte de la Villette, lignes 139, 150 et 152)
L’édito de Karine Berger
Depuis dimanche 27 novembre nous connaissons le projet de la droite pour la France ; ce projet incarné par François Fillon promet la fin de la Sécurité sociale pour tous, la désagrégation des services publics notamment ruraux par la réduction drastique des fonctionnaires, la fin de la durée légale du travail en France nous ramenant quelques 100 ans en arrière en matière de droits fondamentaux des salariés… Ajoutons beaucoup d’ambiguïté quant aux droits des femmes et à l’égalité de nos concitoyens que la droite voit comme des minorités. En d’autres termes, le chacun pour soi à la place de la fraternité, le libéralisme économique à la place de la liberté, la loi du plus fort à la place de l’égalité. Et un tournant historique en matière de rôle de la France dans le monde : une alliance avec la Russie de Vladimir Poutine plutôt qu’un approfondissement de la construction européenne.
L’avenir de notre pays est bel et bien en jeu cette fois. Entre le programme réactionnaire de François Fillon qui provoquerait des émeutes sociales et l’horreur d’une extrême droite qui n’a plus que la haine des musulmans comme vision, notre pays peut tomber dans un gouffre pour de nombreuses années. L’avenir est donc dans les mains de la gauche : notre responsabilité n’a jamais été aussi grande. Pourtant notre camp est divisé. Pourtant la bataille des égos fait rage. Il n’y pas de mots pour qualifier les aventures solitaires hors primaire de quelques-uns, anciens ministres, aventures vouées à l’échec, et qui se moquent éperdument des aspirations du peuple de gauche qui attend de nous l’unité et le rassemblement face aux menaces qui se dressent.
La Fabrique s’est battue pour que nous organisions une primaire afin de nous rassembler et nous avons eu gain de cause, malgré les insultes personnelles qui – pendant le Congrès – ont accompagné cette proposition ; la primaire de la Belle Alliance Populaire qui se tiendra les 22 et 29 janvier est la meilleure solution. Lors de notre dernier rassemblement à Paris le 2 octobre, nous avons adopté une feuille de route pour choisir notre candidat (voir ci-dessous) et les militants de la Fabrique nous ont donné mandat pour aller discuter de cette feuille de route avec les candidats. Malheureusement, à ce stade, aucun des candidat pressenti à la primaire n’a validé notre feuille de route dans son ensemble.
L’engagement sans ambiguïté pour l’Europe est rejeté par Arnaud Montebourg ; la démocratisation de la Vème République pas prioritaire pour le Président. C’est pour cela que la réunion des délégués départementaux a abouti à la liberté de choix au sein de la Fabrique dans cette primaire. D’abord pour que chacun aille défendre auprès de celui ou celle qu’il considère comme le plus à même de faire gagner la gauche l’an prochain nos idées de La Fabrique. Ensuite, parce qu’au moment du rassemblement fin janvier, c’est bien naturellement que ce rassemblement se fera pour notre courant, qui ne confond pas position de Congrès et élection présidentielle. Il est regrettable que certains candidats continuent de se concentrer sur les critiques des autres candidats : aujourd’hui nos seuls ennemis ont pour noms Fillon et Le Pen.
J’attends de connaître toutes les candidatures pour exprimer et vous expliquer mon choix. Sachez, chers camarades, que mon seul objectif est de faire progresser les idées de la Fabrique au sein de ce débat de la gauche. Enfin, nous avons bien sûr de très nombreux camarades qui sont engagés dans la bataille des élections législatives : une fois les désignations réalisées par les militants nous vous indiquerons tous les candidats de notre courant partout en France.
Retrouvons nous samedi pour nous organiser dans cette perspective de combats électoraux difficiles mais cruciaux pour la gauche et l’avenir de la France.
Notre contrat de mandature pour 2017
1. Le choix de l’Europe : quelle projet ?
Nous demandons à notre candidat-e d’affirmer « je suis Français et Européen ». Nous voulons que notre candidat-e à l’élection présidentielle s’affirme comme le « Monsieur » ou la « Madame » Europe, et que l’Europe ne soit pas reléguée, comme elle l’est trop souvent, en queue de peloton des sujets abordés ou encore qu’elle soit abordée sur un mode « on demandera à Bruxelles de ….. », et qu’il ou elle parte de trois principes :
– La gauche doit construire son projet européen sur des valeurs claires et donner aux citoyens européens un sentiment de fierté et d’appartenance
– L’Europe doit être un rempart face aux crises économiques, migratoires, sociales, financières et face aux menaces, notamment face au terrorisme
– L’Europe doit revoir son champ d’action et se concentrer sur des actions concrètes et utiles
Nous demandons à notre candidat-e d’indiquer clairement ce qu’il ou elle souhaite comme frontières : quelles sont les frontières externes pour l’Europe et quel mode de fonctionnement pour les frontières internes, notamment dans la refonte d’un accord de Dublin concernant les réfugiés.
Nous demandons au candidat de dire, pendant la campagne présidentielle, ce que nous allons négocier avec nos partenaires européens et comment nous allons les convaincre concrètement de soutenir une vision commune. L’Europe ne peut pas être une Europe à la française, à l’allemande ou à l’italienne, elle est le fruit d’une négociation entre partenaires. Inscrire dans son projet des propositions qui n’auraient été négociées avec personne ne sert à rien : cela relève de la bonne intention sans lendemain, qui ne peut induire que des frustrations et de la méfiance vis-à-vis de l’Europe et de la parole non tenue. Il existe d’ores et déjà un projet qui fait l’objet d’un accord entre socialistes et socio-démocrates : il s’agit des 10 points adoptés à l’unanimité des dirigeants du PSE réunis à Paris le 7 juillet 2016 (gestion des frontières extérieures communes, défense de Schengen, « migration compact », révision de l’accord de Dublin, réforme du régime européen d’asile…). Nous souhaitons que notre candidat-e à la présidentielle porte les 10 points qui constituent l’accord du PSE.
Nous proposons à notre candidat-e de prendre l’initiative d’un nouvel acte européen, un vrai choc européen pour lier politique budgétaire et relance économique afin d’éviter d’avoir l’un sans l’autre.
Nous lui demandons de s’engager sur sept actions :
– Reconstruire les règles de transparence de l’Union notamment pour éviter des situations comme celle de M. Barroso et diminuer l’influence des lobbys
– Créer un « bouclier social européen » offrant des garanties sociales minimum en termes de salaires, de retraites, d’allocation chômage et autres à tous les citoyens européens
– Les États européens doivent rapprocher le taux de leurs impôts sur les sociétés comme ils l’ont fait avec la TVA pour stopper l’évasion fiscale des multinationales, en commençant par mettre en place un taux plancher d’impôt sur les sociétés.
– L’Europe doit allouer davantage de ressources à la recherche et au soutien aux jeunes européens
– Il faut un plan d’investissement ambitieux financé directement et intégralement par des fonds européens pour relancer l’économie
– Modifier les règles de fonctionnement de l’Union pour les rendre plus fluides et compréhensibles aux citoyens : votes à la majorité simple en toutes circonstances, mise en avant des parlementaires européens…
– Le Président de la Commission européenne devrait être élu au suffrage universel direct
Il faut soutenir la volonté actuelle de la Commission européenne et de nombreux Etats européens de mettre en place une Europe de la Défense concrète, active et efficace
– Le soutien à l’économie européenne doit être liée au soutien à une Europe de l’innovation tournée vers l’économie sociale et solidaire, la recherche et l’innovation technologique
2. Notre identité Liberté Égalité Fraternité Laïcité : quelle est notre France ?
Le débat autour de l’identité nationale veut faire des origines et de la religion les bases de la communauté nationale. Le candidat ou la candidate de la gauche à l’élection présidentielle doit refuser cette vision et dire que ce qui fonde la France, c’est notre identité républicaine. La laïcité est un principe qui doit permettre le libre exercice des religions et la séparation des institutions républicaines et des institutions religieuses. Elle ne doit pas être un prétexte pour faire disparaître les religions de l’espace public. Et dans le cadre de la laïcité, de nouvelles lois d’interdiction vestimentaire ne permettront pas de lutter contre les communautarismes.
Les valeurs de la République sont aujourd’hui attaquées, méprisées ou incomprises parce qu’elles n’ont plus d’impact réel sur la vie des Français.
Nous proposons à notre candidat de prendre plusieurs initiatives :
– Remettre des services publics sur tous les territoires de la France (territoires ruraux, banlieues, zones rurbaines…) : la République doit montrer qu’elle travaille pour tous les citoyens
– Le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes passe par l’éducation publique et par l’éducation populaire : il faut renforcer les moyens accordés aux associations qui s’engagent dans ce domaine
– Renforcer la formation continue des enseignants pour renforcer notamment la formation sur les principes républicains (laïcité, liberté-égalité-fraternité, etc.)
– Il faut créer un service civique obligatoire pour tous les jeunes entre 18 et 25 ans : chacun devrait s’investir 6 mois au sein d’une association, un service public, la réserve militaire ou une autre réserve
– Les élu-e-s de la République doivent repenser leurs relations aux religions et veiller à assurer leur neutralité vis-à-vis des différentes institutions religieuses.
3. L’exemplarité en politique : quel est notre exercice du pouvoir à gauche ?
Malgré les mesures que nous avons votées en 2013 pour la transparence de la vie publique, les Français doutent de leurs élu-e-s et de leur probité. Ils considèrent que les élu-e-s bénéficient d’une forme d’impunité. Cette situation mine notre vie politique, et donc notre démocratie.
En premier lieu, nous demandons à notre candidat-e de refuser le soutien de tout élu ayant contribué à décrédibiliser la vie politique.
Nous proposons que les obligations de transparence soient généralisées à l’ensemble des responsables politiques (déclaration d’intérêt). Les citoyens exigent, à juste titre, que les élus ne s’enrichissent pas frauduleusement dans le cadre de leurs mandats. Il faut que nous puissions leur donner les moyens de le contrôler.
Il est indispensable de couper l’herbe sous le pied à l’idée « d’une seconde chance » lorsqu’on est élu-e. Ainsi, les juges doivent désormais pouvoir prononcer une peine d’inéligibilité à vie pour faits de corruption et abus de biens sociaux. Dans la fonction publique, certains faits graves peuvent entraîner une révocation à vie. Le même raisonnement doit être appliqué dans la vie publique sans exception. Un-e élu-e est un-e citoyen-ne avant tout. S’il ou elle commet une faute grave dans le cadre de ses fonctions électives, il ou elle ne doit plus pouvoir exercer un mandat.
Mais l’exemplarité va au-delà : elle concerne aussi la manière dont les élu-e-s exercent leur mandat. Lorsque nous nous heurtons à des blocages liés aux lobbies ou aux pesanteurs de l’administration, notre devoir est de persévérer. Exercer le pouvoir avec discernement consiste à ne pas abdiquer face aux blocages, à tenir, à faire ce pour quoi l’on a été mandaté. Cela suppose de mener une campagne présidentielle « claire » sur les objectifs à réaliser.
Nous demandons à notre candidat de s’engager sur six actions :
– Imposer à tout-e candidat-e à une élection le dépôt en préfecture d’un certificat de conformité à l’impôt, dit quitus fiscal, parmi les pièces obligatoires. Ceci viendra s’ajouter aux obligations de transparence établies par la loi en 2013
– Limiter le cumul de trop de mandats et de fonctions (présidence d’établissements publics, de communautés d’agglomération, etc.)
– Limiter le cumul des mandats dans le temps
– Tous les candidats à une élection devraient avoir un casier judiciaire B vierge
– Il faut renforcer les mesures de transparence et de contrôle des actions des élus, comme cela se fait par exemple dans les pays scandinaves
– Il faut mettre en place un véritable statut de l’élu.
4. La refonte démocratique : quel respect du vote des citoyens ?
L’utilisation à trois reprises du 49-3 sur un projet de loi qui concerne l’ensemble des salariés français du secteur privé (soit plus de 15 millions de personnes) est un désaveu du fonctionnement démocratique de notre République. La hausse permanente de l’abstention illustre l’affaiblissement de la représentativité des institutions. Et la perspective d’un second tour droite/extrême droite à l’élection présidentielle signe la fin de toute la mécanique présidentialiste de la Vème République.
Nous demandons à notre candidat-e une profonde réforme institutionnelle garantissant de nouveau le respect de la majorité démocratique représentative sous la Vème République :
Le prochain président ou la prochaine présidente de la République doit lancer un grand débat sur les institutions qui associe au maximum les citoyens
– Le Sénat doit être réformé afin de représenter non plus les élu-e-s mais les territoires et la société civile
– Il faut rendre le vote obligatoire. Il faut simultanément une meilleure reconnaissance du vote blanc, notamment en annulant toute élection où la part de vote blanc est trop importante
– Il faut proposer aux Français d’abaisser le droit de vote à 16 ans
– Chaque ministre doit pouvoir être démis-e de ses fonctions directement par le Parlement si l’exemplarité de son comportement est remise en cause
– Il faut renforcer l’éducation au numérique et aux médias afin que chacun-e puisse être équipé-e face aux flux d’informations qui traversent notre société
– Le prochain président ou la prochaine présidente de la République doit s’engager à ne plus modifier radicalement l’organisation territoriale de notre pays : les réformes des dernières années doivent avoir le temps de se mettre en place et les citoyens doivent avoir le temps de les comprendre et de les juger
– L’équilibre entre la présidence de la République et le Premier ministre doit être repensé. – – Le président ou la présidente doit se concentrer sur les questions régaliennes (défenses, affaires étrangères, politique européenne…) et le Premier ministre diriger vraiment le gouvernement
– L’inscription sur les listes électorales doit être liée à la déclaration de foyer fiscal afin d’éviter la mauvaise inscription ou la non-inscription
– Il faut supprimer l’article 49 alinéa 3 de la Constitution et le droit de dissolution
– Notre candidat-e devra réaffirmer sa volonté d’ouvrir le droit de vote aux élections locales à tous les étrangers résidant en France, mais il doit aussi être clair sur la difficulté de faire adopter la réforme constitutionnelle nécessaire.
5. Le combat social et écologique : le cœur de l’identité socialiste
Notre combat premier est le combat social. C’est sans doute parce que nous l’avons oublié en privilégiant une approche économique de concurrence par les coûts de production (CiCE, Pacte de responsabilité etc.) plutôt qu’une politique de l’amélioration des droits sociaux et de la création de valeur, que le peuple de gauche s’est en partie détourné de nous.
La gauche doit lutter contre la précarisation des travailleurs et pour l’égalité entre les citoyens. C’est par ce combat qu’elle a obtenu toutes les avancées sociales et c’est aussi par ce combat que l’économie produit plus de valeur et de croissance.
Aujourd’hui, les deux enjeux principaux sont d’inventer notre combat social face à la nouvelle économie du numérique et à la précarisation par « l’Uberisation » de l’économie et bien sûr de renforcer notre combat social dans la mondialisation en proposant un modèle social durable, adapté aux enjeux écologiques et fondé sur la notion des « biens communs ».
Nous demandons à notre candidat-e de s’engager sur onze actions :
– Face à l’évasion et l’optimisation fiscale qui affaiblissent tous les États et menacent le financement des systèmes sociaux, notre candidat-e à la présidentielle doit porter un projet d’impôt mondial sur les produits du capital
– Créer un service public des maisons de retraite pour que chacun puisse vieillir décemment
– Limiter le cumul des mandats de direction dans les entreprises
– Il faut que chaque citoyen dispose sur son compte personnel de formation de 36 « coupons mensuels de formation », l’équivalent de trois années de formation utilisables sous la forme d’allers-retours entre la vie professionnelle et la formation
– Le taux de TVA pour l’économie vraiment collaborative (mais pas Uber, AirB&B…) doit être abaissé à 5%.
– Lutter contre la fracture territoriale en imposant aux médecins de s’installer dans les déserts médicaux
– Un revenu universel doit être mis en place pour garantir à chacun un niveau de vie décent
– Mettre en place un fond public de gestion des cautions locatives dont les intérêts financeraient l’action sociale pour le logement
– Créer une « class action discrimination », une action de groupe permettant à des individus de faire reconnaître collectivement qu’ils sont victimes de discriminations
– La protection des données personnelles doit être une préoccupation majeure des pouvoirs publics
– Notre candidat-e à la présidentielle doit proposer une grande conférence sociale pour réfléchir à l’organisation du travail : temps de travail, qualité de vie dans l’entreprise, nouvelles responsabilités sociales, etc.

Lettre de la Fabrique n°14 – 22 septembre 2016

Rendez-vous le 2 octobre à Paris !

Nous étions 150 samedi 27 août à Paris pour dresser un premier bilan du quinquennat et réfléchir à ce que devra être le programme du candidat ou de la candidate de la gauche en 2017.
Ensemble, nous avons préparé 66 propositions, parfois très différentes, parfois très larges, parfois très spécifiques. Merci d’avance du temps que vous consacrerez à répondre à ce questionnaire.
Il est maintenant temps de conclure notre temps de réflexion collective. Pour ce faire, comme nous vous l’annoncions précédemment, nous vous donnons rendez-vous le 2 octobre à Paris.
Nous vous présenterons une feuille de route, issue du questionnaire et de vos nombreuses réponses et commentaires
Rendez-vous donc de 10h à 12h30
à The Long Hop, 25 Rue Frédéric Sauton
Paris, 5e arrondissement
(Accès direct par le Métro Maubert-Mutualité)
(Arrêt de bus Maubert-Mutualité, lignes 63, 86 et 87)
Au programme de la matinée : présentation du projet de feuille de route, débat autour de celle-ci et des perspectives politiques offertes par les Primaires citoyennes et vote sur la feuille de route.
Ceux qui le souhaitent pourront déjeuner sur place après la réunion.
Sous réserve de validation par la direction nationale du PS, nous pouvons également vous proposer d’assister au Conseil national qui aura lieu de 14h à 17h à la Maison de la Mutualité. Si vous le souhaitez, indiquez-le dans le formulaire indiqué ci-dessous.

La lettre de La Fabrique n°13 – 12 septembre 2016

Validation de la Feuille de route des Idées !

Nous étions 150 samedi 27 août à Paris pour dresser un premier bilan du quinquennat et réfléchir à ce que devra être le programme du candidat ou de la candidate de la gauche en 2017.
Ensemble, nous avons préparé 66 propositions, parfois très différentes, parfois très larges, parfois très spécifiques. Ce sont ces propositions que nous vous soumettons ici. Ce sont vos votes qui vont déterminer quelles sont celles qui sont les plus importantes, celles que vous voulez voir défendues dans les scrutins de 2017 et durant le prochain quinquennat.
Ce questionnaire est divisé en cinq parties, cinq thèmes essentiels : l’exemplarité, l’Europe, la refonte de notre démocratie, le combat social et l’identité républicaine.
Pour chacun de ces thèmes, nous vous proposons trois grands enjeux qui résument les différents axes de notre vision collective. A vous de nous dire celui ou ceux dans le(s)quel(s) vous vous reconnaissez le plus.
Pour chacune des propositions que nous vous faisons sur chacun des thèmes, vous pourrez ensuite dire l’importance que vous lui accordez (ou au contraire, dire que vous ne la soutenez pas).
Enfin, à la fin de chaque page, vous pouvez nous écrire librement pour développer un argument, des propositions, une vison…
Merci d’avance du temps que vous consacrerez à répondre à ce questionnaire.
Nous vous donnons rendez-vous à Paris le 2 octobre pour continuer le débat et valider ensemble le texte final de notre feuille de route des idées !
L’équipe de La Fabrique socialiste
Prochaine étape : nous vous donnons rendez-vous à Paris le 2 octobre pour conclure notre travail collectif
Pour vos agendas
La fédération du Cher et son premier secrétaire fédéral Guillaume Crépin tiendrons leur fête de la rose le samedi 24 septembre

Rendez-vous à partir de 19h à Villequiers (Cher)

Pour plus d’informations sur ces événements,
contacter les fédérations concernées ou La Fabrique.

Lettre de la Fabrique n°12 – 2 septembre 2016

Au travail pour préparer 2017

Nous étions 150 samedi dernier à Paris pour dresser un bilan du quinquennat et réfléchir à ce que devra être le programme du candidat ou de la candidate de la gauche en 2017.
La matiné a été consacré à un long débat sur le bilan du quinquennat animé par Nicolas Brien. Vous avez été nombreux à exprimer votre déception face aux nombreux échecs, au insuffisances ou aux erreurs du mandat qui s’achève, mais vous avez aussi rappelé que nous pouvons être collectivement fiers de beaucoup de ce que nous avons fait. Au-delà du mariage pour tous et de notre politique étrangère, les progrès en matière de droit des femmes, d’accès aux soins ou de transition écologique de notre agriculture ne doivent pas être oubliés.
Vous trouverez d’ailleurs en pièce jointe de ce mail un document préparé et présenté par Valérie Rabault qui revient sur plusieurs de ces points positifs, et notamment la défense des territoires ruraux.
Après le déjeuner participatif et convivial, l’après-midi a été consacrée au travail en ateliers autour des cinq thématiques de la journée.
Après plus de deux heures de débats, Karine Berger a conclu la journée (retrouvez son discours ci-dessous).
Désormais, il nous faut formaliser ces travaux. Vous recevrez dans les prochains jours un mail détaillant les modalités de la consultation participative en ligne que nous allons lancer (voir ci-dessous).
Prochaine étape : nous vous donnons rendez-vous à Paris le 1er ou le 2 octobre pour conclure notre travail collectif.
En fonction de l’heure du Conseil national du 2 octobre, plus d’informations sur la date, le lieu et l’heure de cette nouvelle rencontre vous seront prochainement communiquées !
Pour vos agendas

Karine Berger sera à la fête de la rose du Jura ce dimanche !Rendez-vous à partir de 11h à Saint-Didier (Jura)

Nicolas Brien accueillera les socialistes auvergnats pour leur université de rentrée le samedi 10 septembre

Toute la journée au Centre National du Costume de Scène à Moulins (Allier).

En présence de Valérie Rabault

La fédération du Cher et son premier secrétaire fédéral Guillaume Crépin tiendrons leur fête de la rose le samedi 24 septembre

Rendez-vous à partir de 19h à Villequiers (Cher)

Pour plus d’informations sur ces événements,
contacter les fédérations concernées ou La Fabrique.

Discours de conclusion de la journée par Karine Berger

Mes chers camarades,

Je voudrais d’abord commencer par remercier vraiment fortement les rapporteurs et tous ceux qui ont organisé le travail en équipe, parce que par la température qui fait c’était vraiment extraordinaire, merci beaucoup.
Je veux aussi remercier bien évidemment l’équipe d’organisation. Ce n’est pas si simple que ça de monter – fin août alors que les instances du parti n’ont pas les moyens ou la possibilité de mettre en place une Université d’Eté, ce n’est pas si simple que ça qu’un courant, qu’une motion mette en place ce genre de journée de travail. Nous on a été capables de le faire, et vraiment merci à tous ceux qui se sont impliqués là-dedans.
Mes camarades, cela fait seulement une petite année et quatre mois que notre courant existe, seulement un an et quatre mois. Ca fait bizarre quand on y réfléchi, mais en pratique on est un tout jeune courant et une toute jeune motion, et je voudrais commencer par vous raconter tout ce qu’on a fait au cours de l’année qui vient de s’écouler, parce qu’il y en a pas mal d’entre vous ce matin qui ont dit « au fond, est-ce qu’on a réussi ce qu’on avait écrit dans la motion, c’est-à-dire à changer le parti ? » Malheureusement non, on n’a pas changé le parti, mais je vais vous donner quelques exemples de la façon avec laquelle La Fabrique a fait bouger un certain nombre de lignes.
D’abord il y a eu le Pouliguen. On a monté il y a moins d’un an maintenant une université d’été à nous, au Pouliguen, qui a permis de définir beaucoup d’axes de travail, mais a surtout fait la démonstration, la première démonstration réelle après La Rochelle, que nous étions un courant.
Et puis il y a tous les Conseil nationaux. Et là je veux simplement vous raconter qu’au premier Conseil national – et j’en vois qui rigolent parce qu’effectivement ils y assistent, aux Conseil nationaux – au premier Conseil national auquel nous avons participé, c’est nous qui avons fait écrire dans la feuille de route du Parti Socialiste jusqu’en 2017 le mot       « Primaires. » qui était absent de ce que Jean-Christophe Cambadélis nous avait proposé. Donc premier acte, nous avons fait inscrire le mot « Primaires » dans la feuille de route.
 
On a d’ailleurs fait changer le rythme des Conseils nationaux parce qu’entre La Rochelle et ce Conseil national il s’était tout de même écoulé la banalité de cinq mois. Nous avons exigé qu’il y ait des Conseils nationaux tous les deux/trois mois, de manière à ce que le Parlement du Parti Socialiste fonctionne. C’était notre premier engagement lors de ce Congrès : remettre le mécanisme démocratique du Parti socialiste en marche, et nous avons tenu parole puisque nous avons fait modifier l’agenda interne du parti sur le rassemblement de son Parlement.
Deuxième acte, au Conseil national d’après… Donc Deuxième acte nous parvenons à obtenir que le Conseil national se réunisse et c’est nous qui avons fait basculer le vote, je vous assure que c’est vrai, pour mettre en place une Primaire pour 2017 au sein du Parti socialiste. Si nous n’avions pas été là, je vous promet que le processus Primaires du parti n’aurait jamais été mis en place par ce Conseil national, c’est nous qui avons fait vraiment basculer le vote ce jour-là.
Il y a aussi tout ce que nous avons fait sur le fond. Nous avons été les premiers en septembre dernier – c’est parti de La Rochelle pour ceux qui y étaient, à lancer une motion sur les réfugiés. A l’époque madame Merkel n’avait pas encore ouvert les frontières, à l’époque personne au gouvernement ne parlait de la crise des réfugiés, et à l’époque nous avons été vraiment les premiers à dire « le Parti socialiste doit se mobiliser en faisant en sorte que l’accueil des réfugiés, en France, qui fuient la guerre, soit une priorité. » Cette motion issue de notre rencontre de La Rochelle, c’est une motion qui a été reprise dans des tas de fédérations, et c’est quelque chose qui nous a amené lors d’un Bureau national à obtenir un texte qui soutienne l’accueil des réfugiés en France, c’est quelque chose de très important en terme de défense des valeurs que la Fabrique incarne.
Je ne vais pas vous passer en revue toutes les prises de position que nous avons eues sur le fond, je voudrais juste en citer une, c’est la question de la déchéance de nationalité. Nous avons été les premiers à monter au créneau de manière très propre, très digne, sans attaques personnelles, en disant « nous sommes en train de franchir une ligne que nous n’avons pas le droit de franchir quand on est de gauche. » Nous l’avons dit très poliment au Président de la République. Nous l’avons dit très poliment au Gouvernement, et le Président a entendu ce message, qui après a été porté par tout le parti, qui a dit « non, on ne peut pas distinguer les Français en fonction de je ne sais quelle origine ou de je ne sais quels grands-parents. » Et ça, c’est quelque chose dont, encore une fois, nous pouvons être fiers.
Je ne vais pas parler de la loi Travail, je ne vais pas parler de la lutte contre l’évasion fiscale, qui est quelque chose où encore une fois nous avons obtenu des avancées, je ne vais pas passer là-dessus, je veux simplement vous dire que le réseau fonctionne, et pour tous ceux des camarades qui ne seraient pas au courant, il y a des réunions téléphoniques toutes les trois semaines, avec les mandataires de chaque département avec lesquels on est en contact, ça fait soixante-dix, quatre-vingt départements. Si vous n’avez pas d’informations sur ces prises de contact, dites-le nous, de manière à ce qu’on assure que votre département soit aussi dans la boucle. Si vous ne recevez pas la Newsletter de La Fabrique, il y en a douze qui ont été écrites depuis un an, à peu près une par mois, et bien n’hésitez pas à nous le dire, nous ferons en sorte de corriger ça.
Je veux continuer sur tout ce qu’on a fait, je peux vous assurer que ce n’est pas suffisant aujourd’hui pour faire changer le Parti socialiste. Aujourd’hui, un an après le Congrès, un an et quatre mois après le Congrès, pour la première fois je suis vraiment inquiète pour l’avenir de notre parti. Quand on a lancé notre motion, on voulait simplement secouer le Parti, on voulait dire qu’une autre solution était possible, que ce qui était en train de se passer, cette fuite devant les débats, cette fuite devant la clarification d’un certain nombre de sujets, cette difficulté à discuter avec les militants, à faire repartir le débat de la base, était une crise conjoncturelle.
Un an après le Congrès, nous sommes tous ici capables de dire que dans nos fédérations, les militants viennent de moins en moins. Nous sommes tous capables de voir et d’assumer le fait qu’il y a quelque chose qui s’est cassé à l’intérieur du Parti socialiste et que, qu’on le veuille ou non, et nous avons appelé à voter pour lui en tant que Premier Secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis n’a pas répondu à la crise du Parti socialiste. Ce n’est pas non plus la Primaire que nous avons obtenu qui sauvera le Parti socialiste. Ce sont deux sujets différents. Aujourd’hui La Fabrique s’est essentiellement positionnée sur la question du fonctionnement du parti. Et nous devons continuer. Et ce n’est pas parce que nous n’avons pas gagné toutes les batailles ; et ce n’est certainement pas parce que nous n’avons pas réussi à refaire fonctionner le Parti socialiste comme on voudrait qu’il fonctionne qu’il faut abandonner cette mobilisation-là. Et je peux vous assurer encore une fois qu’à tous les Bureaux nationaux nous sommes toujours sur cette ligne-là de revenir vers les militants, de faire en sorte, pour ceux qui assistent aux Conseil fédéraux, qu’on entende du fond, qu’on entende la parole des militants.
 
Mais nous entrons aujourd’hui dans une autre phase. Nous entrons dans un moment où notre seule question, en tout cas pour les prochains mois, c’est « qui dans notre parti est capable de battre au premier tour de l’élection présidentielle Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé ? » C’est une question très très lourde, qui fait que ma conviction profonde c’est que La Fabrique ne devrait pas présenter un candidat ou une candidate à la Primaire.
Parce que la question de la Primaire n’est pas la question du Congrès. Parce que la question de la Primaire n’est pas la question du Parti. Et parce que la question de la Primaire n’est pas la question de l’avenir du parti. La question de la Primaire c’est « qui peut gagner face à Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé ? » Et soyons clairs mes camarades c’est un sujet très lourd entre nous. C’est-à-dire qu’au-delà de ce que notre motion peut vouloir porter, la question simple d’une candidature qui puisse battre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy au premier tour, et pire la question d’une candidature du Parti socialiste qui puisse battre Marine Le Pen au deuxième tour est une question qui ne fait qu’être posée, et une question à laquelle aujourd’hui je peux vous assurer que je n’ai pas de réponse.
Alors nous vous proposons quelque chose de très simple. Aujourd’hui les Français, on l’a dit ce matin, ont l’impression qu’il n’y a plus d’espoir dans le vote socialiste, on l’a vu au moment des élections départementales, et pire on l’a vu au moment des élections régionales où dans ma région il a fallu se retirer, dans ma région il a fallu mettre le bulletin de vote Estrosi. Il y a un avant et un après élections régionales. Parmi les choses que nous avons faites à La Fabrique, c’était la semaine qui a suivi les élections régionales, nous avons réclamé une refonte budgétaire pour revoir de fond en comble le pouvoir d’achat des Français qui ont un revenu faible ou un revenu moyen. Nous n’avons pas été entendus, mais il y a un avant et un après élections régionales parce qu’il y a un avant et un après capacité à savoir ce qu’on devient lorsqu’on est plus présent au deuxième tour d’une élection aussi importante que les élections régionales et que dire encore d’élections présidentielles ?
Notre devoir n’est pas dans les prochains mois de nous focaliser sur le fonctionnement du Parti socialiste. Notre devoir est dans les prochains mois de nous focaliser sur ce que les Français attendent de la gauche pour faire gagner son candidat face à la droite au premier tour et face à l’extrême-droite au second tour. C’est ça notre objectif, c’est ça que nous allons porter, et malheureusement mes camarades nous ne serons peut-être pas si nombreux que ça au Parti socialiste à nous poser cette question dans ce sens et pas dans un autre.
Je vous propose de fonctionner de cette façon-là. Nous avons aujourd’hui travaillé sur un certain nombre de thèmes. Nous allons non pas simplement aller voir les candidats existants ou les candidats putatifs. Nous allons prendre la parole sur ces questions-là. Nous allons publier des tribunes qui disent ce que nous attendons aujourd’hui du programme du candidat à venir.
Nous allons dire que nous attendons de notre candidat que ce soit le candidat qui croie au sentiment européen. Nous allons dire que nous attendons que notre candidat se prononce pour un Maastricht 2. Nous attendons de notre candidat que ce soit celui qui porte l’exemplarité en politique. Que ce soit celui qui reconnaisse que quand on n’a pas tenu sa parole sur ses engagements, on a ensuite un problème démocratique devant les Français. Nous demanderons à notre candidat d’être le candidat ou la candidate, bien sûr, qui clarifie une fois pour tous ce qu’est l’identité républicaine au sein de la gauche. Qui dise une bonne fois pour toute que la Liberté c’est tous ensemble, que la lutte contre les inégalités est indispensable pour faire fonctionner la République et que bien évidemment la laïcité ce n’est pas chasser l’autre, mais faire en sorte que la France revienne à ce qu’elle a créé il y a 150 ans : la capacité fantastique de se heurter avec plaisir avec tous les modes de vie différents du sien et d’en faire quand même Nation et société.
Nous demanderons à notre candidat de nous dire une bonne fois pour toute s’il est du côté du libéralisme économique ou du, je ne sais même pas comment dire… (La salle : « socialisme ! ») mais de faire en sorte que quand on est socialiste on s’intéresse quand même aussi aux gens qui travaillent et qui se lèvent de bonne heure et qui ne veulent pas forcément aller bosser le dimanche, que quand on est socialiste on tient à faire en sorte que quand on travaille on soit bien payé, que quand on est socialiste on n’accepte pas que des gens travaillent mais ne puissent pas se payer un logement à la fin du mois. Quand on est socialiste, on pense à la vie quotidienne des Français et pas aux profits des multinationales ou de ceux qui rachètent les aéroports dans la loi de monsieur Macron.
Nous demanderons à notre candidat de dire ce qu’il veut ou ce qu’elle veut pour la démocratie dans notre pays. Nous sortions avant cette été de trois 49.3 d’affilé qui nous ont massacré la figure, non seulement qui ont tapé sur la représentation parlementaire de ce pays, mais qui ont convaincu la gauche française qu’elle n’était plus représentée par son bulletin de vote. Et bien nous demanderons au candidat que nous soutiendrons d’être très clair sur la suppression immédiate de l’article 49.3 de la Constitution française.
Je pourrais vous parler d’éducation, je pourrais vous parler de culture évidemment, je pourrais vous parler d’international… Nous demanderons beaucoup de choses à notre candidat, mais d’abord nous irons les défendre, ces idées, devant les Français. Et nous ferons en sorte, nous démontrerons nous que ce n’est pas parce que nous avons beaucoup de regrets sur les quatre années, les cinq années qui viennent de s’écouler, comme on l’a dit ce matin, que ce n’est pas parce qu’on n’a pas trouvé le récit de ce premier quinquennat que nous ne sommes pas en mesure, nous la gauche de demain, d’inventer un nouveau pays pour les cinq années à venir.
Mes chers camarades, nous entrons aussi dans un moment où certains de nos camarades au sein du Parti socialiste vont vouloir passer en force. Parce que la démocratie ce n’est pas simple ; parce qu’aller à l’élection et savoir qui est majoritaire pour l’élection présidentielle, et bien il y en a certains à qui ça fait peur ; parce qu’il y a certains de nos camarades qui sont terrorisés à l’idée qu’on aille à la Primaire de toute la gauche. Nous entrons dans un moment difficile parce qu’un certain nombre de nos camarades, par peur du lendemain, par peur de ce qu’ils deviendront si on perd, vont tenter de toute force de nous imposer une solution qui n’en est pas une, qui est juste une façon de perdre dans la dignité et de rester comme si rien ne s’était passer au cours des quatre ou cinq dernières années. Il n’y a que La Fabrique qui peut rappeler à tout moment qu’on ne perd jamais à jouer la démocratie et à choisir le meilleur ou la meilleur pour aller à l’élection présidentielle.
C’est ça, c’est ce message politique, vis-à-vis des Français sur le fond, vis-à-vis de la démocratie interne au sein du Parti socialiste, que je vous propose de porter jusqu’à début octobre, jusqu’au rendez-vous de début octobre qui je l’espère permettra de clarifier une bonne fois pour toute la façon dont notre parti fonctionnera dans ces élections.
Je voudrais finir en conclusion en vous disant peut-être des choses un peu plus abstraites, un peu plus… inspirées. Quand je regarde le premier ministre depuis quelques semaines et quelques mois, je vois la peur. Quand je vois Manuel Valls parler à l’Assemblée nationale et recourir au 49.3, je le vois avoir peur de sa propre majorité. Quand je l’entends dire que les attentats se reproduiront, et rien derrière, je le vois incarner la peur de celui qui pourrait risquer sa vie dans les rues de Nice ou dans les rues de Paris. Quand je l’entends parler du burkini je vois quelqu’un qui a juste peur de l’autre et de l’altérité. Je pense que c’est la peur qui nous fera perdre l’année prochaine. Les Français ne veulent pas que nous incarnions la peur.
J’évoquais tout à l’heure ceux qui il y a 230 ans sont descendu dans les rues, ont pris le pouvoir à la Bastille puis à Versailles et ont écrit la plus belle des déclarations qui soit, en quelques lignes et qui clarifie tout pour je l’espère très très longtemps et qui s’appelle la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Ces hommes et ces femmes-là, ils n’avaient qu’une seule devise : « La Liberté ou la Mort ! » Il n’était même pas question pour eux, mais pas envisageable, de considérer que l’on pouvait abandonner sa liberté si on courrait un risque, si on avait peur, et que si vraiment on était dans cette situation-là il valait mieux mourir que d’abandonner ses droits fondamentaux.
Et bien je pense, je pense profondément que celui ou celle, que ce soit d’ailleurs à gauche ou à droite, qui l’année prochaine dira aux Français non pas « vous avez raison d’avoir peur » mais « mes chers amis, mes chers camarades, mes chers amis Français, nous sommes tous ensemble » comme l’a dit un camarade lors de l’atelier, « nous assumons notre liberté tous ensemble, et si certains veulent nous agresser et bien nous les combattrons, mais nous ne les combattrons pas parce que nous avons peur d’eux, mais parce que nous sommes certains d’être plus forts par notre histoire, par nos valeurs, par notre volonté d’être ensemble, que tous ceux qui nous agressent ou qui veulent remettre en cause nos propres valeurs. » Celui-là ou celle-là, nous seulement gagnera les guerres que nous menons contre le terrorisme à l’étranger, mais surtout recréera le sentiment dans le cœur des Français quelle que soit leur conviction politique que ça vaut la peine d’aller voter et que quand on est représenté on n’est pas représenté dans ses propres intérêts mais pour l’intérêt commun.
Je souhaite de tout mon cœur que dans un an je puisse vous dire, quand nous nous retrouverons ici, « oui nous avons eu raison de faire des propositions en rupture avec le quinquennat, parce que les Français ont cru qu’on pouvait encore changer le monde, et oui nous avons eu raison de trouver celui ou celle qui n’a pas peur de l’avenir, qui croit trop fermement à la force de notre pays, à la force de ses valeurs, à la force de son histoire, pour abdiquer la moindre parcelle de volonté et de valeurs devant l’insécurité.
Mes chers camarades, faisons le souhait tous ensemble que cette journée dans un an ait bien lieu, merci beaucoup !

Participez à la suite des travaux de La Fabrique !

Dès le début de la semaine prochaine, vous trouverez sur notre site internet, sur les réseaux sociaux et dans une nouvelle newsletter cinq formulaires en ligne.
Grâce à ces formulaires, chacune et chacun d’entre vous pourra apporter sa contribution aux thématiques débattues le 27 août, faire de nouvelles propositions, donner son avis sur celles mises en avant par nos camarades et contribuer au débat.
Nous lirons avec impatience vos contributions sur les 5 thèmes : l’exemplarité, l’Europe, la refonte de la démocratie, le social et l’identité républicaine et nous vous donnons rendez-vous à Paris le 1er octobre pour débattre et valider le fruit de votre travail collectif !

Information
La fédération du Parti socialiste de l’Allier recrute un permanent politique.
Ses missions incluront :
Le conseil politique
La communication politique
La gestion et logistique
La comptabilité
Si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à nous transmettre un CV et une lettre de motivation (contact@fabriquesocialiste.fr) ou à contacter directement le premier fédéral Nicolas Brien.

 Yann Galut et les députés de La Fabrique ont contribué à renforcer le texte de la loi « Sapin II » pour la Transparence, la protection des lanceurs d’alertes. Plus d’infos sur cet article du Monde.
 Nicolas Brien était l’invité de RJFM. Il a discuté actualité politiques, présidentielle et défense de l’éducation sur nos territoires. A réécouter ici.
Suite à la condamnation de la Société générale dans l’affaire Kerviel, Yann Galut a défendu l’idée d’une révision du procès de l’ex-trader.

Lettre de La Fabrique n°11 : Loi « Travail », loi « Sapin II », les députés de La Fabrique engagés dans le débat

L’Assemblée nationale étudie en ce moment le projet de loi « Sapin II » relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique.
Les députés de La Fabrique se sont engagés dans ce débat en portant plusieurs amendements sur les différents sujets qu’aborde ce texte.
Yann Galut a ainsi participé activement aux travaux qui ont permis l’émergence d’un consensus sur le futur statut des lanceurs d’alerte. Ceux-ci seront disposeront bientôt d’une reconnaissance officielle et seront protégés par le Défenseur des Droits.
Dans la continuité de la tribune qu’elle a signé dans Libération (retrouvez le lien plus bas dans cette newsletter), Karine Berger a déposé un amendement, cosigné par près de 80 députés socialistes, proposant de limiter la part variable des salaires des dirigeants d’entreprise, qui constitue aujourd’hui un moyen de contournement des règles fiscales et permet trop souvent des abus.
Au-delà de ces engagements législatifs, nos députés accordent une attention particulière à la question du « reporting pays par pays », une proposition que notre motion avait porté et sur lesquelles la loi Sapin II pose des bases encourageantes. L’Union européenne proposera bientôt un règlement en faveur de cette mesure, qui permet de connaitre précisément la répartition des activités et des richesses des entreprises au niveau mondial et donc de lutter contre la fraude. Il est donc heureux que la France prenne les devants.
Les débats sur la loi Sapin II ne font que commencer, mais les mesures qu’elle contient constituent des avancées indéniables en matière de transparence, de lutte contre la corruption et contre les abus des grands groupes. Les députés de La Fabrique resteront mobilisés tout au long de ces débats.
49.3 et débat parlementaire : l’Assemblée doit pouvoir jouer son rôle et débattre de tout le texte
Le mardi 10 mai 2016, le Gouvernement de Manuel Valls a engagé sa responsabilité sur le projet de loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs », dit « loi Travail. »
Cette décision est intervenue avant même que l’Assemblée ait débuté l’examen de l’article 2 de ce projet de loi, qui en comptait alors 54, privant les députés d’un débat de fond sur les mesures contenues dans cette loi.
Nous déplorons cette décision de passer en force et de museler le débat parlementaire. Elle relève d’une conception de le République et de la démocratie qui n’est pas la nôtre et qui méprise le travail parlementaire.
La loi Travail, profondément modifiée par le Sénat, reviendra devant l’Assemblée avant la fin de la session parlementaire en juillet.
Les mesures que la droite sénatoriale a inscrites dans cette loi sont des mesures ultra libérales, dangereuses pour l’économie, mortelles pour notre modèle social et inacceptables pour les salariés français.
Cette première version des programmes de destruction sociale des candidats de droite à la présidentielle est un choc de rappel à tous les responsables politiques de gauche : à la violence de la droite, la gauche doit répondre en acceptant le débat et en lui laissant toute sa place.
Le débat parlementaire, les discussions avec les syndicats, avec la société civile, sont maintenant d’autant plus nécessaire qu’il s’agit désormais de construire non pas une version « acceptable » du texte que le Sénat validera, mais de construire le contreprojet qui peut rassembler toutes les forces progressistes.
Les députés de La Fabrique restent mobilisés pour faire entendre nos idées dans le débat qui continue. La loi Travail peut encore devenir une loi utile pour tous les salariés, porteuses de nouveaux droits et de nouvelles garanties. C’est notre ambition.
Suppression du Premier ministre : le débat institutionnel sera essentiel en 2017
D’après Europe 1, le président de la République réfléchit actuellement aux questions institutionnelles et envisagerait notamment la suppression du poste de Premier ministre
La Fabrique se félicite que la plus haute autorité de l’Etat interroge enfin le fonctionnement de nos institutions démocratiques. Le décalage entre celles-ci et les citoyens est pour nous un élément central de la crise démocratique que traverse actuellement notre pays.
Notre motion a présenté, lors du dernier congrès, plusieurs propositions et un certain nombre de pistes de réflexion sur les questions institutionnelles, et notamment cette proposition de suppression du Premier ministre. En finir avec un exécutif bicéphale, souvent discordant et au fonctionnement incompris des citoyens est une clarification incontournable.
Nous sommes persuadés que la question institutionnelle sera au cœur de la prochaine présidentielle. Nous le souhaitons, tant une réforme de notre Constitution est nécessaire.
Au-delà de la suppression du Premier ministre, d’autres mesures doivent être mises sur la table et débattue pour 2017 : le non-cumul des mandats dans le temps, la réforme du Parlement et la réduction du nombre de parlementaires, le tirage au sort d’une chambre des citoyens pour remplacer le CESE, le droit d’amendement citoyen, les référendums révocatoires pour les élus condamnés sont autant de mesures qui doivent être proposée dans le débat public.
La crise de la confiance politique en France s’explique par les impuissances et les erreurs des dirigeants politiques, mais elle s’explique aussi par l’inadaptation de nos institutions. Et répondre à cette crise de confiance, c’est déjà corriger cette inadaptation. Nous l’espérons en 2017.
Batailles électorales de 2016 : La Fabrique s’engage
Le 24 avril dernier, Karine Daniel, mandataire de La Fabrique en Loire-Atlantique et membre du Conseil national, a été élue députée par les habitants de la 3e circonscription de Loire-Atlantique en remplacement de Jean-Marc Ayrault.
Le 22 mai, sur la cinquième circonscription des Alpes-maritimes, c’est notre camarade Chaama Graillat qui a porté les couleurs du Parti socialiste pour succéder à Christian Estrosi. Dans un contexte extrêmement difficile et sur un territoire très défavorable à la gauche, elle a cependant été éliminée dès le premier tour.
Nous félicitons Karine et Chaama pour les difficiles batailles qu’elles ont menées. Nous félicitons également Eric Elkouby, qui a été élu le 29 mai député de la 1re circonscription du Bas-Rhin.
Dans les semaines qui viennent, les 12 et 19 juin prochain, une autre camarade de La Fabrique représentera notre famille politique lors de l’élection départementales partielle de Niort-3. Edwige Brochand sera la remplaçante de la candidate socialiste Désirée Roua. Dans ce canton, où la droite s’était imposée avec seulement 32 voix d’avance il y a un an, nous souhaitons la victoire à nos camarades.
Loi sur l’économie bleue : adoption définitive
L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté définitivement ce mardi la proposition de loi de notre camarade Arnaud Leroy pour l’économie bleue.
Ce texte restera comme le principal texte consacré à la politique de la mer durant ce quinquennat, un texte aborde toutes les facette des l’économie bleue, qu’il s’agisse de la pêche, des transports, de l’écologie, de la sécurité ou encore des systèmes sociaux des travailleurs de la mer.
Les mesures concrètes contenues dans ce texte étaient attendues depuis des années par les acteurs de l’économie de la mer, préoccupés par le déclassement des ports français dans le milieu maritime mondial et par les risques écologiques liés à leurs activités. Nous nous félicitons de l’esprit transpartisan qui a permis, à l’Assemblée comme au Sénat, l’élaboration de cette loi.
Attaques sur des permanences parlementaires et des locaux socialistes
Ces dernières semaines ce sont près d’une centaine de permanences parlementaires, de locaux de sections ou de fédérations socialistes qui ont été la cible de blocages, de dégradations et d’attaques, parfois extrêmement violentes, de la part de fauteurs de trouble.
Si nous comprenons les tensions que provoquent les débats autour du projet de loi Travail dans notre pays, nous condamnons ces actes, qui ont pu aller jusqu’à des tirs à l’arme à feu.
En ce qui nous concerne, et dès le début de ce débat, nous avons rencontré les partenaires sociaux, dialogué avec eux, écouté leurs craintes et leurs demandes. Nous avons voulu infléchir ce projet de loi pour répondre à certaines de ces craintes ou de ces demandes.
Karine Berger était l’invitée de la matinale du journal Les Echos pour revenir sur l’actualité politique nationale. Retrouvez les extraits importants et la totalité de l’entretien ici.
Alexis Bachelay était l’invité de Ca vous regarde sur LCP pour faire le bilan du congrès du PCF et débattre de la candidature personnelle de Jean-Luc Mélenchon. Retrouvez la vidéo de l’émission sur le site de LCP.
Karine Berger fait partie des signataires de « l’appel des 40 au CAC 40 » paru le 18 mai dans Libération. Les auteurs de cette tribune appelle à une limitation des salaires des patrons des grandes entreprises. Retrouvez le texte ici.
Le 27 avril, Yann Galut était l’invité de Nicolas Demorand sur France Inter dans l’émission le Téléphone sonne pour participer au débat « Lanceurs d’alerte : qui sont-ils ? Doit-on les protéger ? » Réécouter l’émission ici.
Suite à l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution dans le cadre des débats sur la loi Travail, Alexis Bachelay a rappelé notre position en faveur d’une réforme des institutions et appelé à une suppression de la possibilité pour le gouvernement de faire passer en force un projet de loi.
Valérie Rabault était dans BFM Business le 27 avril pour parler de la baisse du chômage et pour apporter son regard sur les comptes budgétaires de l’Etat: « Aujourd’hui, il y a une sacrée décélération des dépenses publiques en France ». Revoir l’émission ici.
Dans la continuité de la tribune parue dans Libération, Karine Berger a déposé un amendement à la loi « Sapin II » pour inscrire dans la loi la limitation de la part variable des salaires des patrons.

Lettre d’information n° 10 : La Fabrique à Nantes pour la plateforme citoyenne « en 2016, à quoi servent les partis politiques ? »

Nos camarades de La Fabrique en Loire-Atlantique ont organisé samedi 5 mars une plateforme citoyenne qui a rassemblé près d’une centaine de personnes, militants de toutes les motions du Parti socialiste, mais aussi de simples citoyens, parfois proches d’autres partis de gauche.

Cette réunion s’est ouverte avec les interventions d’Arnaud Leclerc, politologue à l’Université de Nantes, d’Ali Rebouh, conseiller départemental et adjoint au maire de Nantes, de Philippe Grosvalet, président du conseil départemental et de Karine Berger.

Mais la parole a surtout été donnée, pendant près de deux heures, au public, qui s’est interrogé sur la crise de confiance entre les Français et les partis politiques, sur les particularités du militantisme par rapport à d’autres formes d’engagement ou encore sur la nécessité de changer le fonctionnement des partis politiques.

Ce que les prises de parole ont laissé apparaitre, c’est avant tout un décalage entre les missions qui sont celles d’un parti politique (désignation des candidats, formation des militants, débat interne) et la capacité des partis à s’en acquitter, en se limitant souvent à l’aspect électoral et en ignorant de plus en plus, pour des raisons de pouvoir interne, la formation et le débat, qui sont pourtant les premières attentes des militants. C’est également le décalage entre les promesses faites et les engagements tenus, toujours plus important à mesure qu’on s’éloigne de l’action de proximité. C’est enfin l’absence de représentativité sociale, générationnelle, ethnique, genrée, dans des partis qu’on a du mal à croire parce qu’ils semblent toujours réservés aux mêmes.

Il faut donc retrouver une vision d’ensemble, qui s’appuie sur une base idéologique concrète, débattue et arrêtée en dehors du seul cadre électoral, qui permette de redonner une identité politique aux partis. Mais il faut également retrouver un contact direct avec les citoyens, qui permette de répondre par un travail pédagogique à la crise de confiance institutionnelle et qui permette de renouer avec les acteurs de la société civile, qui eux ne souffrent pas du désengagement.

Les participants se sont félicités de la qualité de ce débat, et des propositions qu’il a fait émerger pour plus d’exemplarité des femmes et des hommes politiques, pour une meilleure représentativité des partis et pour répondre à la crise de confiance entre les citoyens et leurs représentants.

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Nouvelle élection du premier secrétaire fédéral dans la Meuse :
Arnaud Mac Farlane, mandataire de La Fabrique, l’emporte

 

 

Suite à la démission de leur premier secrétaire fédéral, les militants de la fédération de la Meuse étaient appelés aux urnes le 3 mars pour départager deux candidats : Jérôme Perrigaud, conseiller municipal de Revigny-sur-Ornain, et Arnaud Mac Farlane, secrétaire de section de Bar-le-Duc et mandataire de La Fabrique dans le département.

Avec une bonne participation, 91% des militants ont choisi Arnaud Mac Farlane, qui a pris ses fonctions dès le lendemain en animant son premier Conseil fédéral.

Nous félicitons Arnaud pour son élection et lui souhaitons bonne chance pour le long travail de rénovation et de reconstruction qu’il souhaite mettre en œuvre. Il est désormais le 7e premier secrétaire fédéral de France issu de notre motion.

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Karine Daniel sera la candidate du
Par
ti socialiste pour succéder
à Jean-Marc Ayrault

 

Karine Daniel, mandataire de La Fabrique en Loire-Atlantique et membre du Conseil national, a été désignée par les militants vendredi 11 mars pour porter les couleurs du PS lors de l’élection législative partielle des 17 et 24 avril prochain.

Après le retour au gouvernement de Jean-Marc Ayrault et suite au décès de son suppléant, une partielle doit en effet être organisée dans la troisième circonscription de Loire-Atlantique.

Karine Daniel et son suppléant, Jean-Michel Eon, auront fort à faire pour maintenir à gauche cette circonscription, mais leur engagement pour le renouvellement des pratiques politiques, l’exemplarité des élus et l’écoute des citoyens saura sans aucun doute convaincre les électeurs. Les députés de La Fabrique attendent avec impatience d’accueillir Karine Daniel à l’Assemblée nationale

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Karine Berger était l’invitée de France Inter mardi matin (6h23). Elle est notamment revenue sur la nouvelle version de la loi Travail et sur les améliorations qui peuvent encore y être apportées. La Fabrique poursuit notamment le combat contre les nouvelles conditions du licenciement économique

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Alexis Bachelay était lundi l’invité de RTL midi. Il s’est dit heureux que les demandes des syndicats et des parlementaires socialistes aient été entendues par le gouvernement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Invitée de « Territoires d’Infos » sur Public Sénat – Sud Radio, Karine Berger était revenue il y a une semaine sur les évolutions à apporter à la loi Travail, dont la première version était « inacceptable en l’état. »

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Alexis Bachelay était mardi soir l’invité de « Ça vous regarde » sur LCP pour revenir sur les modifications apportées à la loi travail par le gouvernement

 

 

 

Notre courant a débattu de la réforme constitutionnelle jusqu’au bout et a imposé les Primaires dans la feuille de route du Parti socialiste.

Edito par Karine Berger, Yann Galut, Valérie Rabault et Alexis Bachelay

Cher-e-s ami-e-s,

Le débat sur la déchéance de nationalité et les positions prises par les députés de La Fabrique ont suscité de nombreuses interrogations parmi vous.

Nous comprenons ces interrogations. Nous avons nous-même longtemps débattu du sujet. Entre nous, d’abord, mais surtout avec les militants et les responsables du réseau de La Fabrique. La position majoritaire des députés de notre motion a notamment été présentée et discutée lors de la réunion de direction du 3 février dernier. Cele-ci a rassemblée comme toujours les représentants de La Fabrique dans plus de quarante départements et lors de la rencontre du 31 janvier en marge du rendez-vous des secrétaires de section.

Nous l’avions dit, nous sommes opposés à l’extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés français, tout comme nous sommes opposés à la création d’apatrides.

En conséquence nous avons tous défendu des amendements de suppression de l’article 2, dont la version initiale ne nous paraissait pas conforme à cette double exigence.

Plusieurs d’entre nous ont considéré cependant que la nouvelle rédaction de l’article 2, proposée par le gouvernement sous la pression des députés socialistes, peut être votée. En effet :

1) L’article deux ne fait plus du tout mention des binationaux nés français ; c’était fondamental. Nous ne pouvions pas violer l’article 1 de la Constitution et créer deux catégories de Français ;

2) Il modifie la constitution pour passer d’une situation où « la loi fixe les conditions de la citoyenneté » à une situation où « la loi fixe les conditions de la nationalité, y compris les conditions dans lesquelles une personne peut être déchue de la nationalité française ou des droits attachés à celle-ci […] » ce qui ne change pas grand chose.

Quand la Constitution dit que « la loi fixe les conditions de la citoyenneté », cela signifie qu’elle fixe tous les principes liés à la citoyenneté, qu’il s’agisse de son acquisition ou de sa perte. C’est dans ce cadre que la déchéance de nationalité figure déjà aujourd’hui dans nos textes de loi et c’est pour cela qu’elle a déjà été appliquée à plusieurs reprises et jugée constitutionnelle par le Conseil constitutionnel.

La nouvelle rédaction, écrivant que « la loi fixe les conditions de la citoyenneté et de la déchéance », ne change donc rien à ce qui est déjà dans la jurisprudence constitutionnelle, elle ne prévoit rien de nouveau dans le domaine de la loi.

C’est sur la base de cette analyse que notre motion a arrêté sa position au cours des deux dernières semaines. Non sans avoir déposé des amendements (malheureusement refusés par le gouvernement), proposant notamment l’inscription du droit du sol dans la Constitution et la suppression du mot race.

Les députés de La Fabrique ont toutefois eu des positions différentes lors du vote sur l’article 2 et sur l’ensemble du projet de loi constitutionnel. Nous devons assumer cette diversité d’opinion, dont nous croyons qu’elle peut se manifester même au sein d’un même courant : l’uniformité, sur un sujet aussi fondamental, ne saurait s’imposer. La liberté de conscience, lorsqu’il s’agit de changer notre texte constitutionnel, est une évidence.

La direction nationale de La Fabrique

Conseil national du 6 février 2016 : La Fabrique obtient trois avancées majeures

Conseil national du 6 février 2016 :
La Fabrique obtient trois avancées majeures

Le Conseil national du Parti socialiste s’est réuni le 6 février dernier pour débattre de la feuille de route du Parti socialiste. Le texte de cette feuille de route nous a été transmis le jour même à 9h, et c’est donc très rapidement que les représentants de La Fabrique au Conseil national ont dû se positionner. Nous avons néanmoins tous déploré le très court délai de convocation, l’ordre du jour minimaliste et l’absence totale d’information.

Nous avons décidé à l’unanimité de présenter trois amendements portant sur :

– La création d’une commission nationale sur l’urgence sociale et économique, qui présentera d’ici la prochaine loi de Finances un bouclier social pour protéger le pouvoir d’achat et le reste à vivre des Français ;

– L’obligation de réunir plus souvent le Conseil national pour permettre le débat au sein du parti et des prises de position sur les débats d’actualité. Le Conseil national se réunira donc fin mars, puis au moins une fois tous les deux mois ;

– La création d’une commission « d’organisation des primaires et de préparation de la présidentielle. »

Vous trouverez dans la suite de cette newsletter les interventions de nos quatre orateurs.

Le texte originel du Premier secrétaire ne nous convenant pas, nous avons également décidé de voter contre, sauf si la totalité de nos demandes d’amendement étaient acceptées.

Prenant la parole avant le vote final pour revenir sur les débats ayant eu lieu dans l’après-midi, Jean-Christophe Cambadélis a annoncé, non sans surprise pour nous, qu’il acceptait nos trois amendements. Les membres du Conseil national de la motion D se sont donc concertés et ont décidé, comme envisagé lors de la réunion préparatoire de la matinée, qu’ils allaient voter l’ensemble du texte amendé.

Dans le même temps, une résolution de la motion B demandant la réécriture de l’article de 2 du projet de loi constitutionnelle en faveur d’une « déchéance nationale » (donc une peine symbolique) n’a pas été mise au voix pour des raisons de procédure, alors que nos représentants souhaitaient voter en faveur de cette résolution.

La Fabrique a donc obtenu des avancées conséquentes, notamment un premier pas vers l’organisation d’une primaire de la gauche, position que nous avions été les seuls à défendre durant le Congrès de Poitiers. Nous avons également fait en sorte que le Parti socialiste prépare au mieux les prochaines présidentielles en débattant et en étant force de proposition. Il est faux, comme on a pu le lire dans certains médias, de dire qu’il a renoncé à préparer un programme présidentielle. Les cahiers de la présidentielle, mais surtout nos Plateformes citoyennes sont les premières étapes sur le chemin d’un parti qui devra être force de proposition et non un simple astre mort!

Karine Berger :

« Pour réactiver le Parti socialiste il ne faut pas le dépasser, il faut le réveiller ! »

Mes chers camarades,

Je suis heureuse de vous revoir car le Conseil national du Parti socialiste, le parlement du Parti, ne s’est pas réuni depuis le 19 septembre 2015. Que s’est-il passé ? Beaucoup de choses qui auraient dû être débattues dans notre Conseil national et qui ne l’ont pas été.

19 septembre 2015 – 6 février 2016. Il y a eu le vote d’une loi de Finances. Le Parti socialiste avait pris position lors du Bureau national du 27 juillet et fait un certain nombre de demandes. Force est de constater que nous n’avons pas été écoutés. Dans la loi de Finances votée en décembre dernier, nous n’avons pas réussi à faire inscrire les demandes du Parti socialiste.

19 septembre 2015 – 6 février 2016. Notre pays a été touché par de nouveaux attentats, qui ont fait 130 morts à Paris. Le président de la République a réuni le Parlement à Versailles et a pris les mesures d’urgence qui s’imposaient. Mais quand le gouvernement a proposé d’instaurer l’état d’urgence, de l’inscrire dans la Constitution ou d’étendre la déchéance de nationalité aux binationaux nés français, quelle a été la position du Parti socialiste ? Oui nous nous félicitons d’avoir obtenu que dans la nouvelle version de la réforme constitutionnelle, il n’y ait plus aucune différence entre les Français, selon leurs origines ou selon leur nombre de leurs nationalités. Mais  sur le reste ? pas de position de notre Parti, alors même que dans des dizaines de fédérations les conseils fédéraux ont eu une parole forte sur le sujet.

19 sept 2015 – 6 février 2016. L’Europe n’est plus la même. L’Union européenne est chamboulée par un choc lié à l’arrivée massive de personnes qui fuient la guerre, qui fuient la torture et sur lesquelles nous avons énormément de mal à trouver un accord y compris à l’intérieur du Parti socialiste européen. L’Union européenne est chamboulée parce que nous n’avons pas vu arriver la situation épouvantable qui s’est créée il y a simplement quinze jours, date à laquelle un pays de la zone euro, le cœur de l’Union européenne, la Grèce, a été exclue de Schengen parce que nous ne parvenons pas à créer un consensus européen sur la solidité de nos frontières extérieures. Quelle a été la position de notre Parti là-dessus je ne peux pas vous le dire, mais je remercie nos eurodéputés socialistes d’avoir fait un communiqué disant que nous nous opposons, évidemment, à la sortie de la Grèce de Schengen.

19 sept 2015 – 6 fév 2016. Combien de mois, combien de choses à décider, combien de combats que la gauche doit porter ? Evidemment celui de la primaire qui a été pour la première fois lancée à l’extérieur du Parti socialiste, notre motion y reviendra dans quelques instants. Ce ne sont que quelques exemples de tout ce que nous n’avons pas réussi à prendre en main au cours des derniers mois. Alors cher Jean-Christophe : pour réactiver le Parti socialiste il ne faut pas le dépasser, il faut le réveiller !

Nous demandons non pas un dépassement du Parti socialiste, nous voulons le réveil du Parti socialiste. Il n’est pas question de laisser notre parti sans Conseil national jusqu’au 28 mai 2016, ce qui nous est proposé dans la résolution qui circule depuis deux heures. La première demande d’amendement de la motion D au texte qui est proposé par la direction sera, et nous demandons qu’il y ait un vote là-dessus, que le prochain Conseil national ait lieu fin mars, notamment pour prendre position sur les questions de réforme du travail.

Fin mars, Conseil national, et que d’ici la présidentielle nous ayons des Conseils nationaux espacés au maximum de deux mois. Nous devons, mes chers camarades, réveiller notre parti. Il nous reste 14 mois pour organiser la façon dont je l’espère nous arriverons à remporter l’élection présidentielle et les élections nationales de 2017, ce n’est pas avec une feuille de route qui nous propose de nous revoir en Parlement socialiste deux ou trois fois maximum avant la fin de cette année que nous y arriverons. C’est la première des demandes, et je laisse mes autres camarades présenter les deux autres modifications du texte que nous proposons afin encore une fois que nous arrivions tous ensemble dans la bataille de l’année prochaine, merci.

Yann Galut :

« La question des primaires va être une question centrale du débat politique dans les jours, dans les semaines qui viennent. Quelle va être la réponse du Parti socialiste à cette question-là ? »

Mes chers camarades, cher Jean-Christophe,

Je pense que ça nous fait à tous plaisir de nous retrouver enfin ici au Conseil national et c’est vrai, je rejoins les propos de Bruno Le Roux, de Jean-Christophe, nous avons connu une année terrible. Nous devons tenir compte de la volonté des Français d’union et d’unité nationale. Mais l’union et l’unité nationale ne doivent pas marcher d’une seule jambe. Il faut aussi que dans cette union et cette unité nationale nous retrouvions les valeurs de ce qui fait notre famille politique, de ce qui fait la gauche. Et dans le débat actuel à l’Assemblée nationale, évidemment, les socialistes, au-delà des seuls députés socialistes, doivent et peuvent se retrouver.

Et j’en arrive donc, Jean-Christophe, au rôle du Parti socialiste. Je ne sais pas si tu l’as rappelé mais en tout cas certains d’entre nous le savent : sur le débat sur la déchéance de nationalité il y a eu des motions, des résolutions dans des dizaines de fédérations, souhaitant non seulement la remise en cause de la manière dont est écrite la déchéance de nationalité, mais souhaitant aussi une prise de position du Parti socialiste. Et ça on ne peut pas le balayer d’un revers de main.

Et donc ça nous impose que le Parti socialiste, ce n’est pas facile bien sûr quand on est le parti qui soutient le gouvernement, trouve sa place et trouve une expression publique et politique. La première demande qui est faite aujourd’hui par La Fabrique mais aussi par les camarades de toutes les motions, c’est que le parti, fier de ses valeurs, puisse porter sa propre parole et avoir ses propres positions politiques, sans mettre en difficulté le gouvernement et le président de la République car ça n’a jamais été l’objectif d’aucun socialiste.

Nous souhaitons donc qu’il y ait des conseils nationaux réguliers, en tenant compte bien sûr de la situation, et que dans ces Conseils nationaux nous puissions avoir des prises de position qui soient claires. Des prises de position sur les débats actuels et sur les débats futurs. Des prises de position qui auraient pu permettre d’en finir notamment avec le débat sur la déchéance de nationalité en faisant une évolution vers ce qui rassemble les socialistes, c’est-à-dire la déchéance nationale.

Et là on revient Jean-Christophe à une chose qui nous semble manquer dans la feuille de route que tu nous présente. Les choses ne sont pas claires : quelle est notre position et quel va être notre dispositif sur les primaires ? On ne peut pas se contenter, comme c’est le cas dans le texte que tu nous présente, de mettre une ligne en disant que de mémoire le 10 février une délégation du PS rencontrera les organisateurs de « notre primaire. »

La question des primaires va être une question centrale du débat politique dans les jours, dans les semaines qui viennent. Quelle va être la réponse du Parti socialiste à cette question-là ? Il va y avoir un double écueil. N’oublions pas mes camarades que c’est quand même le processus des primaires qui a amené à la victoire de François Hollande. Que ce processus des primaires est inscrit dans nos statuts. Que le peuple de gauche d’une façon générale souhaite l’organisation des primaires et que parallèlement à ça la droite va elle organiser les siennes. Donc on ne pourra pas échapper à ce débat. On ne pourra pas le balayer d’un revers de main.

Il faut que nous, Parti socialiste, nous puissions nous positionner pour une primaire de toute la gauche et des écologistes pour faire en sorte que notre candidat se re-légitime à travers cette primaire. Pour faire en sorte de gagner la présidentielle en ayant élaboré un programme qui soit acceptable par l’ensemble de la gauche. C’est pour ça Jean-Christophe qu’on ne peut pas balayer d’un revers de main cette question de l’organisation des primaires. C’est pour ça qu’il faut que notre Conseil national et notre parti soient offensifs sur cette question-là.

Nous souhaitons pour terminer, dans une démarche constructive, voter le texte que tu nous présente, mais nous avons trois amendements qui sont posés sur la table. Nous souhaitons, pour ce qui est des primaires, que puisse être rajouté au texte la phrase suivante : « le Parti socialiste crée une commission d’organisation de la primaire de la gauche et de préparation à la présidentielle. » C’est une des conditions qui nous permettra je le pense de gagner les élections présidentielles. Je vous remercie mes camarades.

Valérie Rabault :

« Nous demandons une commission nationale sur l’urgence sociale et économique qui présente propose un bouclier social. Il faut préserver le reste à vivre des Français. »

Chers camarades, cher Jean-Christophe,

Tu parles aujourd’hui de dépassement, mais ce qui nous guette me semble-t-il c’est le trépassement. Et éviter mes chers camarades ce trépassement c’est parler de sujets qui inquiètent les Français. C’est entendre ce qui se dit, ce qu’il s’est passé aux élections régionales avec l’entrée en force du Front national dans nos conseils régionaux.

Et ce qui inquiète les Français aujourd’hui c’est la situation économique. C’est l’emploi. C’est le pouvoir d’achat. Sur ce plan il nous semble que le texte que tu nous proposes ne répond que partiellement à ces attentes. D’abord sur le constat. Il est écrit que le PS constaterait que « les objectifs de croissance seraient atteints ». Alors je ne sais pas à quels objectifs il est fait référence, mais si je reprends ceux des 60 propositions de 2012, il me semble que le compte n’y est pas encore. Et de fait il n’y est pas non plus sur le pouvoir d’achat.

Ce mot pouvoir d’achat ne figure pas dans le texte qui nous est proposé aujourd’hui, et c’est pour cela que nous soumettons à ce Conseil national notre amendement numéro 3, amendement numéro 3 de la motion D, La Fabrique, qui porte sur le pouvoir d’achat. Nous souhaitons, nous demandons, qu’une commission nationale sur l’urgence sociale et économique soit créée afin qu’elle puisse présenter à l’occasion de la prochaine loi de Finances un bouclier social. Un bouclier social c’est quoi ? C’est l’idée qu’il faut préserver le reste à vivre des Français. Ce reste à vivre est comme le dit son nom, ce qui reste à vivre, une fois qu’on a déduit de ses revenus l’ensemble de ses taxes et impôts. Nous avons baissé l’impôt sur le revenu pour de nombreux Français. Mais aujourd’hui je souhaite insister plus précisément sur les « autres » taxes et impôts qui ont connu une croissance exponentielle ces dernières années, et je pense notamment aux taxes locales.

Nous voulons que ce reste à vivre soit pris en compte, nous voulons que nous puissions avoir un bilan précis de l’ensemble des taxes et que, pour salaire donné, il puisse y avoir un reste à vivre décent pour l’ensemble des français. C’est l’objet de cet amendement numéro 3 qui est présenté par La Fabrique, qui est au cœur de ce que demandent les français, qui est au cœur de cette urgence sociale qui gronde sur l’ensemble du territoire, qui fait que le Front national a marqué des points à l’occasion de ces dernières élections régionales.

Ce bouclier social, il est indispensable aujourd’hui. Il est indispensable pour que chaque français puisse avoir un reste à vivre décent, un reste à vivre qui lui permette de ne pas courir après les fins de mois. Il faut que nous ayons un résultat tangible.

Pour finir, je citerai François Mitterrand : « la gauche n’a pas d’efficacité dans le déni d’elle-même ». Mais la gauche est la force politique vraiment efficace lorsqu’elle est unie autour de ses valeurs.

 

Aurélien Bernicchia :

« Le camarade Cambadélis nous a invités à travailler sur le précariat. La Fabrique prendra sa part de ce travail. »

Je me présente, Aurélien Bernicchia, militant de Seine-et-Marne, département qui a eu la chance de voir passer Amine El Katmi, récemment la cible d’attaques aussi injustes qu’abjectes. Il est présent aujourd’hui parmi nous et il était important de le saluer.

Mes chers camarades,

Il y a 10 ans, presque jour pour jour, la jeunesse de France avait fait descendre dans la rue pratiquement 3 millions de personnes contre la précarisation organisée de son avenir. Malgré ce mouvement à l’ampleur historique, et c’est un mouvement qui a été victorieux, c’est important de le rappeler, la Droite devait emporter l’élection présidentielle.

Heureusement, dans les territoires qui étaient alors majoritairement à gauche, la gauche, unie souvent, luttait contre cette précarisation qu’on nous promettait. La gauche mettait en place des boucliers sociaux. La gauche organisait la solidarité et la redistribution des richesses.

Aujourd’hui, nos concitoyens, jeunes en tête, sont écrasés par la précarité. Partout les taxes locales explosent. Bien souvent c’est l’œuvre de la droite, comme l’a dit Valérie Rabault. Et nous sommes écrasés par la précarité. La précarité de la santé, la précarité de l’emploi, la précarité du chômage.

En Seine-et-Marne par exemple, très rapidement, le conseil départemental a démoli en quelques mois 10 ans de politiques sociales que la gauche avait mis en place. Le conseil départemental de droite a par exemple supprimé la gratuité des transports scolaires pour l’ensembles des élèves, des collégiens et des lycéens, ce qui représente notamment pour certaines familles plus de 2750 % d’augmentation des frais de transport !

Et face à cette angoisse du déclassement, la seule réponse qu’on entend en ce moment dans notre famille, quasiment la seule, c’est la dégressivité des indemnités chômage ? Moi ça m’interpelle, j’espère que ça vous interpelle aussi : camarades, nous ne sommes pas des libéraux ! Et il est urgent de réagir.

Le camarade Cambadélis nous a invités à travailler sur le précariat. La Fabrique prendra sa part de ce travail. Nous avons proposé beaucoup de chose sur ce sujet, notamment, Valérie Rabault l’a rappelé, l’instauration du reste à vivre garanti. Nous continuerons à le faire dans le cadre, je l’espère, des cahiers que tu nous as proposé cher Jean-Christophe.

Et j’aimerais aussi attirer votre attention sur l’année qui s’ouvre. 2016 sera si nous ne faisons rien une année préemptée par la droite, médiatiquement en tout cas, puisque vous le savez tous la droite organisera sa primaire. Nous devons donc réagir pour remettre les idées de gauche au centre du débat.

Pour cela, il faut nous organiser en conséquence, et nous devons réunir nos instances nationales aussi souvent que possible pour faire émerger les idées de gauche dans ce débat.

Le seul moyen de régler nos différends avec nos camarades des autres partis, des partis frères, c’est la primaire ! Alors si nous choisissons cette voie, nous ne devons absolument pas rater ce moment de nous redonner tous les moyens possibles pour réussir. Nous devons mettre toutes les chances de notre côté et nous organiser en conséquence.

Peu importe le candidat que nous désignerons, même si nous avons un candidat naturel, il gagnera cette primaire et nous gagnerons la présidentielle!

Je vous remercie.

Statistiques ethniques dans le Journal du Dimanche : La Fabrique va saisir la commission des sondages

Dans son édition du 31 janvier, le Journal du Dimanche a publié un sondage inquiétant par les questions qu’il pose.

Ce sondage établit notamment un lien entre des groupes ethniques ou confessionnels et l’idée de menaces, d’insultes ou de violences. Il incite les personnes interrogées à recourir à des préjugés raciaux, en particulier en les poussant à établir un lien entre l’apparence physique et l’origine géographique ou la pratique religieuse et à établir un autre lien entre ces critères et la violence supposée des individus.

La Fabrique va donc saisir, par le biais de sa présidente, la commission des sondages afin qu’elle puisse rappeler que l’incitation à la discrimination raciale ou communautaire est un délit et que les statistiques ethniques sont interdites dans notre pays. Nous pensons qu’elle saura reconnaitre les questions légales et éthiques que soulève chez nous ce sondage.

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