Lettre de la Fabrique n°12 – 2 septembre 2016

Au travail pour préparer 2017

Nous étions 150 samedi dernier à Paris pour dresser un bilan du quinquennat et réfléchir à ce que devra être le programme du candidat ou de la candidate de la gauche en 2017.
La matiné a été consacré à un long débat sur le bilan du quinquennat animé par Nicolas Brien. Vous avez été nombreux à exprimer votre déception face aux nombreux échecs, au insuffisances ou aux erreurs du mandat qui s’achève, mais vous avez aussi rappelé que nous pouvons être collectivement fiers de beaucoup de ce que nous avons fait. Au-delà du mariage pour tous et de notre politique étrangère, les progrès en matière de droit des femmes, d’accès aux soins ou de transition écologique de notre agriculture ne doivent pas être oubliés.
Vous trouverez d’ailleurs en pièce jointe de ce mail un document préparé et présenté par Valérie Rabault qui revient sur plusieurs de ces points positifs, et notamment la défense des territoires ruraux.
Après le déjeuner participatif et convivial, l’après-midi a été consacrée au travail en ateliers autour des cinq thématiques de la journée.
Après plus de deux heures de débats, Karine Berger a conclu la journée (retrouvez son discours ci-dessous).
Désormais, il nous faut formaliser ces travaux. Vous recevrez dans les prochains jours un mail détaillant les modalités de la consultation participative en ligne que nous allons lancer (voir ci-dessous).
Prochaine étape : nous vous donnons rendez-vous à Paris le 1er ou le 2 octobre pour conclure notre travail collectif.
En fonction de l’heure du Conseil national du 2 octobre, plus d’informations sur la date, le lieu et l’heure de cette nouvelle rencontre vous seront prochainement communiquées !
Pour vos agendas

Karine Berger sera à la fête de la rose du Jura ce dimanche !Rendez-vous à partir de 11h à Saint-Didier (Jura)

Nicolas Brien accueillera les socialistes auvergnats pour leur université de rentrée le samedi 10 septembre

Toute la journée au Centre National du Costume de Scène à Moulins (Allier).

En présence de Valérie Rabault

La fédération du Cher et son premier secrétaire fédéral Guillaume Crépin tiendrons leur fête de la rose le samedi 24 septembre

Rendez-vous à partir de 19h à Villequiers (Cher)

Pour plus d’informations sur ces événements,
contacter les fédérations concernées ou La Fabrique.

Discours de conclusion de la journée par Karine Berger

Mes chers camarades,

Je voudrais d’abord commencer par remercier vraiment fortement les rapporteurs et tous ceux qui ont organisé le travail en équipe, parce que par la température qui fait c’était vraiment extraordinaire, merci beaucoup.
Je veux aussi remercier bien évidemment l’équipe d’organisation. Ce n’est pas si simple que ça de monter – fin août alors que les instances du parti n’ont pas les moyens ou la possibilité de mettre en place une Université d’Eté, ce n’est pas si simple que ça qu’un courant, qu’une motion mette en place ce genre de journée de travail. Nous on a été capables de le faire, et vraiment merci à tous ceux qui se sont impliqués là-dedans.
Mes camarades, cela fait seulement une petite année et quatre mois que notre courant existe, seulement un an et quatre mois. Ca fait bizarre quand on y réfléchi, mais en pratique on est un tout jeune courant et une toute jeune motion, et je voudrais commencer par vous raconter tout ce qu’on a fait au cours de l’année qui vient de s’écouler, parce qu’il y en a pas mal d’entre vous ce matin qui ont dit « au fond, est-ce qu’on a réussi ce qu’on avait écrit dans la motion, c’est-à-dire à changer le parti ? » Malheureusement non, on n’a pas changé le parti, mais je vais vous donner quelques exemples de la façon avec laquelle La Fabrique a fait bouger un certain nombre de lignes.
D’abord il y a eu le Pouliguen. On a monté il y a moins d’un an maintenant une université d’été à nous, au Pouliguen, qui a permis de définir beaucoup d’axes de travail, mais a surtout fait la démonstration, la première démonstration réelle après La Rochelle, que nous étions un courant.
Et puis il y a tous les Conseil nationaux. Et là je veux simplement vous raconter qu’au premier Conseil national – et j’en vois qui rigolent parce qu’effectivement ils y assistent, aux Conseil nationaux – au premier Conseil national auquel nous avons participé, c’est nous qui avons fait écrire dans la feuille de route du Parti Socialiste jusqu’en 2017 le mot       « Primaires. » qui était absent de ce que Jean-Christophe Cambadélis nous avait proposé. Donc premier acte, nous avons fait inscrire le mot « Primaires » dans la feuille de route.
 
On a d’ailleurs fait changer le rythme des Conseils nationaux parce qu’entre La Rochelle et ce Conseil national il s’était tout de même écoulé la banalité de cinq mois. Nous avons exigé qu’il y ait des Conseils nationaux tous les deux/trois mois, de manière à ce que le Parlement du Parti Socialiste fonctionne. C’était notre premier engagement lors de ce Congrès : remettre le mécanisme démocratique du Parti socialiste en marche, et nous avons tenu parole puisque nous avons fait modifier l’agenda interne du parti sur le rassemblement de son Parlement.
Deuxième acte, au Conseil national d’après… Donc Deuxième acte nous parvenons à obtenir que le Conseil national se réunisse et c’est nous qui avons fait basculer le vote, je vous assure que c’est vrai, pour mettre en place une Primaire pour 2017 au sein du Parti socialiste. Si nous n’avions pas été là, je vous promet que le processus Primaires du parti n’aurait jamais été mis en place par ce Conseil national, c’est nous qui avons fait vraiment basculer le vote ce jour-là.
Il y a aussi tout ce que nous avons fait sur le fond. Nous avons été les premiers en septembre dernier – c’est parti de La Rochelle pour ceux qui y étaient, à lancer une motion sur les réfugiés. A l’époque madame Merkel n’avait pas encore ouvert les frontières, à l’époque personne au gouvernement ne parlait de la crise des réfugiés, et à l’époque nous avons été vraiment les premiers à dire « le Parti socialiste doit se mobiliser en faisant en sorte que l’accueil des réfugiés, en France, qui fuient la guerre, soit une priorité. » Cette motion issue de notre rencontre de La Rochelle, c’est une motion qui a été reprise dans des tas de fédérations, et c’est quelque chose qui nous a amené lors d’un Bureau national à obtenir un texte qui soutienne l’accueil des réfugiés en France, c’est quelque chose de très important en terme de défense des valeurs que la Fabrique incarne.
Je ne vais pas vous passer en revue toutes les prises de position que nous avons eues sur le fond, je voudrais juste en citer une, c’est la question de la déchéance de nationalité. Nous avons été les premiers à monter au créneau de manière très propre, très digne, sans attaques personnelles, en disant « nous sommes en train de franchir une ligne que nous n’avons pas le droit de franchir quand on est de gauche. » Nous l’avons dit très poliment au Président de la République. Nous l’avons dit très poliment au Gouvernement, et le Président a entendu ce message, qui après a été porté par tout le parti, qui a dit « non, on ne peut pas distinguer les Français en fonction de je ne sais quelle origine ou de je ne sais quels grands-parents. » Et ça, c’est quelque chose dont, encore une fois, nous pouvons être fiers.
Je ne vais pas parler de la loi Travail, je ne vais pas parler de la lutte contre l’évasion fiscale, qui est quelque chose où encore une fois nous avons obtenu des avancées, je ne vais pas passer là-dessus, je veux simplement vous dire que le réseau fonctionne, et pour tous ceux des camarades qui ne seraient pas au courant, il y a des réunions téléphoniques toutes les trois semaines, avec les mandataires de chaque département avec lesquels on est en contact, ça fait soixante-dix, quatre-vingt départements. Si vous n’avez pas d’informations sur ces prises de contact, dites-le nous, de manière à ce qu’on assure que votre département soit aussi dans la boucle. Si vous ne recevez pas la Newsletter de La Fabrique, il y en a douze qui ont été écrites depuis un an, à peu près une par mois, et bien n’hésitez pas à nous le dire, nous ferons en sorte de corriger ça.
Je veux continuer sur tout ce qu’on a fait, je peux vous assurer que ce n’est pas suffisant aujourd’hui pour faire changer le Parti socialiste. Aujourd’hui, un an après le Congrès, un an et quatre mois après le Congrès, pour la première fois je suis vraiment inquiète pour l’avenir de notre parti. Quand on a lancé notre motion, on voulait simplement secouer le Parti, on voulait dire qu’une autre solution était possible, que ce qui était en train de se passer, cette fuite devant les débats, cette fuite devant la clarification d’un certain nombre de sujets, cette difficulté à discuter avec les militants, à faire repartir le débat de la base, était une crise conjoncturelle.
Un an après le Congrès, nous sommes tous ici capables de dire que dans nos fédérations, les militants viennent de moins en moins. Nous sommes tous capables de voir et d’assumer le fait qu’il y a quelque chose qui s’est cassé à l’intérieur du Parti socialiste et que, qu’on le veuille ou non, et nous avons appelé à voter pour lui en tant que Premier Secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis n’a pas répondu à la crise du Parti socialiste. Ce n’est pas non plus la Primaire que nous avons obtenu qui sauvera le Parti socialiste. Ce sont deux sujets différents. Aujourd’hui La Fabrique s’est essentiellement positionnée sur la question du fonctionnement du parti. Et nous devons continuer. Et ce n’est pas parce que nous n’avons pas gagné toutes les batailles ; et ce n’est certainement pas parce que nous n’avons pas réussi à refaire fonctionner le Parti socialiste comme on voudrait qu’il fonctionne qu’il faut abandonner cette mobilisation-là. Et je peux vous assurer encore une fois qu’à tous les Bureaux nationaux nous sommes toujours sur cette ligne-là de revenir vers les militants, de faire en sorte, pour ceux qui assistent aux Conseil fédéraux, qu’on entende du fond, qu’on entende la parole des militants.
 
Mais nous entrons aujourd’hui dans une autre phase. Nous entrons dans un moment où notre seule question, en tout cas pour les prochains mois, c’est « qui dans notre parti est capable de battre au premier tour de l’élection présidentielle Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé ? » C’est une question très très lourde, qui fait que ma conviction profonde c’est que La Fabrique ne devrait pas présenter un candidat ou une candidate à la Primaire.
Parce que la question de la Primaire n’est pas la question du Congrès. Parce que la question de la Primaire n’est pas la question du Parti. Et parce que la question de la Primaire n’est pas la question de l’avenir du parti. La question de la Primaire c’est « qui peut gagner face à Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé ? » Et soyons clairs mes camarades c’est un sujet très lourd entre nous. C’est-à-dire qu’au-delà de ce que notre motion peut vouloir porter, la question simple d’une candidature qui puisse battre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy au premier tour, et pire la question d’une candidature du Parti socialiste qui puisse battre Marine Le Pen au deuxième tour est une question qui ne fait qu’être posée, et une question à laquelle aujourd’hui je peux vous assurer que je n’ai pas de réponse.
Alors nous vous proposons quelque chose de très simple. Aujourd’hui les Français, on l’a dit ce matin, ont l’impression qu’il n’y a plus d’espoir dans le vote socialiste, on l’a vu au moment des élections départementales, et pire on l’a vu au moment des élections régionales où dans ma région il a fallu se retirer, dans ma région il a fallu mettre le bulletin de vote Estrosi. Il y a un avant et un après élections régionales. Parmi les choses que nous avons faites à La Fabrique, c’était la semaine qui a suivi les élections régionales, nous avons réclamé une refonte budgétaire pour revoir de fond en comble le pouvoir d’achat des Français qui ont un revenu faible ou un revenu moyen. Nous n’avons pas été entendus, mais il y a un avant et un après élections régionales parce qu’il y a un avant et un après capacité à savoir ce qu’on devient lorsqu’on est plus présent au deuxième tour d’une élection aussi importante que les élections régionales et que dire encore d’élections présidentielles ?
Notre devoir n’est pas dans les prochains mois de nous focaliser sur le fonctionnement du Parti socialiste. Notre devoir est dans les prochains mois de nous focaliser sur ce que les Français attendent de la gauche pour faire gagner son candidat face à la droite au premier tour et face à l’extrême-droite au second tour. C’est ça notre objectif, c’est ça que nous allons porter, et malheureusement mes camarades nous ne serons peut-être pas si nombreux que ça au Parti socialiste à nous poser cette question dans ce sens et pas dans un autre.
Je vous propose de fonctionner de cette façon-là. Nous avons aujourd’hui travaillé sur un certain nombre de thèmes. Nous allons non pas simplement aller voir les candidats existants ou les candidats putatifs. Nous allons prendre la parole sur ces questions-là. Nous allons publier des tribunes qui disent ce que nous attendons aujourd’hui du programme du candidat à venir.
Nous allons dire que nous attendons de notre candidat que ce soit le candidat qui croie au sentiment européen. Nous allons dire que nous attendons que notre candidat se prononce pour un Maastricht 2. Nous attendons de notre candidat que ce soit celui qui porte l’exemplarité en politique. Que ce soit celui qui reconnaisse que quand on n’a pas tenu sa parole sur ses engagements, on a ensuite un problème démocratique devant les Français. Nous demanderons à notre candidat d’être le candidat ou la candidate, bien sûr, qui clarifie une fois pour tous ce qu’est l’identité républicaine au sein de la gauche. Qui dise une bonne fois pour toute que la Liberté c’est tous ensemble, que la lutte contre les inégalités est indispensable pour faire fonctionner la République et que bien évidemment la laïcité ce n’est pas chasser l’autre, mais faire en sorte que la France revienne à ce qu’elle a créé il y a 150 ans : la capacité fantastique de se heurter avec plaisir avec tous les modes de vie différents du sien et d’en faire quand même Nation et société.
Nous demanderons à notre candidat de nous dire une bonne fois pour toute s’il est du côté du libéralisme économique ou du, je ne sais même pas comment dire… (La salle : « socialisme ! ») mais de faire en sorte que quand on est socialiste on s’intéresse quand même aussi aux gens qui travaillent et qui se lèvent de bonne heure et qui ne veulent pas forcément aller bosser le dimanche, que quand on est socialiste on tient à faire en sorte que quand on travaille on soit bien payé, que quand on est socialiste on n’accepte pas que des gens travaillent mais ne puissent pas se payer un logement à la fin du mois. Quand on est socialiste, on pense à la vie quotidienne des Français et pas aux profits des multinationales ou de ceux qui rachètent les aéroports dans la loi de monsieur Macron.
Nous demanderons à notre candidat de dire ce qu’il veut ou ce qu’elle veut pour la démocratie dans notre pays. Nous sortions avant cette été de trois 49.3 d’affilé qui nous ont massacré la figure, non seulement qui ont tapé sur la représentation parlementaire de ce pays, mais qui ont convaincu la gauche française qu’elle n’était plus représentée par son bulletin de vote. Et bien nous demanderons au candidat que nous soutiendrons d’être très clair sur la suppression immédiate de l’article 49.3 de la Constitution française.
Je pourrais vous parler d’éducation, je pourrais vous parler de culture évidemment, je pourrais vous parler d’international… Nous demanderons beaucoup de choses à notre candidat, mais d’abord nous irons les défendre, ces idées, devant les Français. Et nous ferons en sorte, nous démontrerons nous que ce n’est pas parce que nous avons beaucoup de regrets sur les quatre années, les cinq années qui viennent de s’écouler, comme on l’a dit ce matin, que ce n’est pas parce qu’on n’a pas trouvé le récit de ce premier quinquennat que nous ne sommes pas en mesure, nous la gauche de demain, d’inventer un nouveau pays pour les cinq années à venir.
Mes chers camarades, nous entrons aussi dans un moment où certains de nos camarades au sein du Parti socialiste vont vouloir passer en force. Parce que la démocratie ce n’est pas simple ; parce qu’aller à l’élection et savoir qui est majoritaire pour l’élection présidentielle, et bien il y en a certains à qui ça fait peur ; parce qu’il y a certains de nos camarades qui sont terrorisés à l’idée qu’on aille à la Primaire de toute la gauche. Nous entrons dans un moment difficile parce qu’un certain nombre de nos camarades, par peur du lendemain, par peur de ce qu’ils deviendront si on perd, vont tenter de toute force de nous imposer une solution qui n’en est pas une, qui est juste une façon de perdre dans la dignité et de rester comme si rien ne s’était passer au cours des quatre ou cinq dernières années. Il n’y a que La Fabrique qui peut rappeler à tout moment qu’on ne perd jamais à jouer la démocratie et à choisir le meilleur ou la meilleur pour aller à l’élection présidentielle.
C’est ça, c’est ce message politique, vis-à-vis des Français sur le fond, vis-à-vis de la démocratie interne au sein du Parti socialiste, que je vous propose de porter jusqu’à début octobre, jusqu’au rendez-vous de début octobre qui je l’espère permettra de clarifier une bonne fois pour toute la façon dont notre parti fonctionnera dans ces élections.
Je voudrais finir en conclusion en vous disant peut-être des choses un peu plus abstraites, un peu plus… inspirées. Quand je regarde le premier ministre depuis quelques semaines et quelques mois, je vois la peur. Quand je vois Manuel Valls parler à l’Assemblée nationale et recourir au 49.3, je le vois avoir peur de sa propre majorité. Quand je l’entends dire que les attentats se reproduiront, et rien derrière, je le vois incarner la peur de celui qui pourrait risquer sa vie dans les rues de Nice ou dans les rues de Paris. Quand je l’entends parler du burkini je vois quelqu’un qui a juste peur de l’autre et de l’altérité. Je pense que c’est la peur qui nous fera perdre l’année prochaine. Les Français ne veulent pas que nous incarnions la peur.
J’évoquais tout à l’heure ceux qui il y a 230 ans sont descendu dans les rues, ont pris le pouvoir à la Bastille puis à Versailles et ont écrit la plus belle des déclarations qui soit, en quelques lignes et qui clarifie tout pour je l’espère très très longtemps et qui s’appelle la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Ces hommes et ces femmes-là, ils n’avaient qu’une seule devise : « La Liberté ou la Mort ! » Il n’était même pas question pour eux, mais pas envisageable, de considérer que l’on pouvait abandonner sa liberté si on courrait un risque, si on avait peur, et que si vraiment on était dans cette situation-là il valait mieux mourir que d’abandonner ses droits fondamentaux.
Et bien je pense, je pense profondément que celui ou celle, que ce soit d’ailleurs à gauche ou à droite, qui l’année prochaine dira aux Français non pas « vous avez raison d’avoir peur » mais « mes chers amis, mes chers camarades, mes chers amis Français, nous sommes tous ensemble » comme l’a dit un camarade lors de l’atelier, « nous assumons notre liberté tous ensemble, et si certains veulent nous agresser et bien nous les combattrons, mais nous ne les combattrons pas parce que nous avons peur d’eux, mais parce que nous sommes certains d’être plus forts par notre histoire, par nos valeurs, par notre volonté d’être ensemble, que tous ceux qui nous agressent ou qui veulent remettre en cause nos propres valeurs. » Celui-là ou celle-là, nous seulement gagnera les guerres que nous menons contre le terrorisme à l’étranger, mais surtout recréera le sentiment dans le cœur des Français quelle que soit leur conviction politique que ça vaut la peine d’aller voter et que quand on est représenté on n’est pas représenté dans ses propres intérêts mais pour l’intérêt commun.
Je souhaite de tout mon cœur que dans un an je puisse vous dire, quand nous nous retrouverons ici, « oui nous avons eu raison de faire des propositions en rupture avec le quinquennat, parce que les Français ont cru qu’on pouvait encore changer le monde, et oui nous avons eu raison de trouver celui ou celle qui n’a pas peur de l’avenir, qui croit trop fermement à la force de notre pays, à la force de ses valeurs, à la force de son histoire, pour abdiquer la moindre parcelle de volonté et de valeurs devant l’insécurité.
Mes chers camarades, faisons le souhait tous ensemble que cette journée dans un an ait bien lieu, merci beaucoup !

Participez à la suite des travaux de La Fabrique !

Dès le début de la semaine prochaine, vous trouverez sur notre site internet, sur les réseaux sociaux et dans une nouvelle newsletter cinq formulaires en ligne.
Grâce à ces formulaires, chacune et chacun d’entre vous pourra apporter sa contribution aux thématiques débattues le 27 août, faire de nouvelles propositions, donner son avis sur celles mises en avant par nos camarades et contribuer au débat.
Nous lirons avec impatience vos contributions sur les 5 thèmes : l’exemplarité, l’Europe, la refonte de la démocratie, le social et l’identité républicaine et nous vous donnons rendez-vous à Paris le 1er octobre pour débattre et valider le fruit de votre travail collectif !

Information
La fédération du Parti socialiste de l’Allier recrute un permanent politique.
Ses missions incluront :
Le conseil politique
La communication politique
La gestion et logistique
La comptabilité
Si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à nous transmettre un CV et une lettre de motivation (contact@fabriquesocialiste.fr) ou à contacter directement le premier fédéral Nicolas Brien.

 Yann Galut et les députés de La Fabrique ont contribué à renforcer le texte de la loi « Sapin II » pour la Transparence, la protection des lanceurs d’alertes. Plus d’infos sur cet article du Monde.
 Nicolas Brien était l’invité de RJFM. Il a discuté actualité politiques, présidentielle et défense de l’éducation sur nos territoires. A réécouter ici.
Suite à la condamnation de la Société générale dans l’affaire Kerviel, Yann Galut a défendu l’idée d’une révision du procès de l’ex-trader.